Contrat État-ONF : la honte et la trahison

Contrat État-ONF : la honte et la trahisonA 15 voix pour et 15 contre, l'État reste sourd au vote d'opposition de toutes les parties prenantes: collectivités, filière, syndicats et personnalités qualifiées, présentes au conseil d'administration de l'Office National des Forêts (ONF) le 2 juillet 2021. Le Président Dominique Jarlier va réunir rapidement l'exécutif de la Fédération nationale des Communes forestières pour décider des mesures à mettre en oeuvre.

Seuls les représentants de l'Etat ont voté POUR, un vote qui bascule avec la voix prépondérante du président Jean-Yves Caullet, se désolidarisant ainsi du collège qu'il représente, à savoir les Communes forestières.

Un contrat inacceptable

Ce contrat est désavoué par tous sauf l'État. Il est vécu comme une énième provocation par les élus des Communes forestières qui refusent de payer une contribution supplémentaire au financement de l'ONF : « Nous ne paierons pas 30 millions d'euros de plus pour avoir moins».

Le Président Dominique Jarlier va réunir rapidement l'exécutif de la Fédération nationale des Communes forestières (FNCOFOR) pour décider des mesures à mettre en oeuvre.

Des délibérations et des soutiens en continu

D'ores et déjà, des dizaines de délibérations contre ce projet arrivent continuellement à la FNCOFOR et sont adressées par les Communes au Premier ministre et au ministre de l'Agriculture. Cette démarche collective reçoit également le soutien de nombreux parlementaires et des associations nationales d'élus.

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Télécharger le modèle de délibération (format word)

Les forêts abandonnées, les élus méprisés

Comment l'État peut-il en demander plus aux Communes forestières, dégrader un service public avec la suppression de près de 500 postes à l'ONF dans les territoires et vouloir agir contre le changement climatique ?

Comment l'État peut-il oublier l'engagement et la solidarité sans cesse renouvelés des Communes forestières en faveur des filières économiques de la forêt et du bois, notamment lors des crises sanitaires et dans un contexte de très forte pression mondiale sur la ressource bois française ?